Pratique des complots ou théorie du complot ?

Posted on 23 février 2015

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Les sites complotistes ou conspirationnistes ou quelle que soit la manière dont on les appelle, sont nombreux. Leur tendance est de remettre en cause systématiquement l’information « mainstream », ce qui n’a ni la même signification ni les mêmes conséquences que d’être circonspect et exigeant vis-à-vis des versions officielles. Il est difficile de partir sur un tel angle quand la presse (mainstream) vient de révéler que le FBI avait encouragé des actions terroristes musulmanes (18) et que SadamHussein avait peut-être bien des armes de destruction massive (38), mais allons-y gaiement. J’ai compilé, réorganisé et cité, des études, réflexions et informations concernant ces sites en les classant pour essayer de faire ressortir certains axes de travail :

(1) les objectifs,

(2) ce sur quoi, dans notre fonctionnement, se base la démarche des Sites de Questionnements Alternatifs. Ce terme me paraît plus adéquat que celui de sites d’information alternative (16), ou ré-information vous verrez pourquoi,

(3) les risques que comportent ces sites

(4) leurs méthodes

(5) ce qu’il peut être utile de mettre en place comme mécanismes pour les garder à leurs places.

Rien d’absolu, rien d’exhaustif. Je ne suis pas non plus remonté à la source « primaire » citée à chaque fois ; je ne revendique que l’organisation des idées/références, et non leur originalité « radicale » car il s’agit d’une synthèse, subjective et personnelle, certes, mais d’une synthèse quand même… de ce qui m’a fabriqué une opinion sur ce type de démarche.

Les objectifs

Les objectifs avoués des SQA sont tout à fait louables : la démocratie, l’information alternative, dévoiler la vérité, exiger de transparence (même si la transparence absolue, c’est la dictature). Parfois, il s’agit de dénoncer la corruption du pouvoir et des élites, ou de découvrir les rouages secrets d’une machination diabolique. Il est possible que le vrai objectif soit juste de semer le doute (15), ou d’orienter les débats vers tel ou tel sujet et avec ces méthodes (cf l’onglet éponyme). Il est difficile d’appliquer à ces démarches la même théorie du ou des complots qu’elles défendent pourtant (31). Certains suggèrent qu’il s’agit d’une une véritable idéologie, une vision du monde et de l’histoire (5). Il est intéressant de découvrir que l’on peut concevoir ces démarches comme étant elles-mêmes non un moyen mais le message et la réflexion sous cet angle est riche (26). Chaque affaire étant singulière et faisant appel à des intérêts différents (25), tout cela est bien difficile à démontrer.

Les ressorts « sociétaux »

J’en ai noté deux principaux : (1) Bien sûr, l’existence de complots/mensonges bien réels, voir même, sûrement, de complots visant à faire croire à l’existence d’un complot… de l’opposant. Et l’absence de tout « marqueur spécifique de ce qui doit être cru ou non ». (2) l’absence de réponses aux questions par les medias, ce qui peut se comprendre : – vue l’ambiance sulfureuse autour des SQA (4), – par un parti-pris de ne pas nourrir la « polémique » artificiellement, – par la sensation d’intimidation et d’épuisement auxquelles on peut être confronté à la lecture de ces discours (16), – par l’énorme investissement nécessaire pour développer les contre-arguments nécessaires, ces thèses ne laissant aucune place aux erreurs, échecs et ambiguïtés (16)…  En résumé, « l’influence des théories du complot traduit au fond la progression de l’idée que le monde est devenu trop complexe pour être décrit, compris, connu, et en particulier par les sciences » (22 ; article payant) Ça doit être çà contre quoi j’essaye de lutter…

Les ressorts « individuels »

Les SQA répondent à l’intérêt à connaître la vérité, et la nécessité de simplification pour clarifier les modèles (1). Ils surfent sur sur une méfiance compréhensible vis-à vis du monde, sa complexité croissante, les peurs qu’il provoque, et les difficultés à coordonner les intérêts particuliers vis-à-vis de l’intérêt général et (14). Il se dit aussi que l’individualisme, le consumérisme et le recul des réflexions sociétales en favorisent l’éclosion, comme le plaisir, le trouble et l’excitation que l’on peut trouver à faire partie des initiés (12). La fin progressive des religions et celle des grandes idéologies auraient créé une sorte de vide de ré-assurance… Comme le dit G. K. Chesterton : « Depuis que les hommes ne croient plus en Dieu, ce n’est pas qu’ils ne croient plus en rien, c’est qu’ils sont prêts à croire en tout. » (13). Concernant la croyance à ces théories, on a démontré à l’échelon individuel (21; article payant), que l’adhésion aux théories du complot « ne dépend pas de l’âge, du sexe, de la profession ou du niveau d’éducation, il est en revanche fortement corrélé au manque de confiance et au degré d’anomie. Plus l’on se méfie d’autrui, plus l’on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes. ». Cela n’a bien entendu qu’une valeur statistique et non une valeur prédictive individuelle. Le plus puissant facteur de croyance à une théorie du complot serait la croyance en d’autres théories du complot, laissant penser qu’il existe une « idiosyncrasie conspirationniste » avec des « traits de caractère » plus fréquemment associés à cette croyance. Je vous fais grâce de la liste, car, très malheureusement, l’article ne référence pas les études le démontrant. Une étude montre aussi les opinions politiques extremistes des personnes partisanes de ces thèses (27). L’adhésion ne se ferait pas par la logique des théories en question, mais par l’idée globale  que les autorités veulent étouffer l’affaire. (5). Les bases sont parfois très factuelles, mais c’est par l’interprétation qu’on en fait que le schéma se brouille. On parle aussi de « culture dérangeante ou insultante » sans reconstruction nécessaire d’un autre discours (14) vus la culture du scepticisme ou du doute fragmentaire, D’autres biais cognitifs physiologiques démontrés favorisent la croyance :

  • Nous négligeons la faiblesse de la probabilité que deux événements apparemment indépendants soient en fait liés, en particulier alors qu’aucune preuve ne vient relier les deux événements (2).
  • Notre spontanéité nous pousse à attribuer une intentionnalité à tout acte (21 ; article payant).
  • Nous sommes influencés par les informations que l’on nous donne sans en avoir même conscience (idem).

Les risques

Un risque est de passer plus de temps à réfléchir sur ces questions et ne plus analyser les idées, et les mécanismes socio-économiques à la base du réel. D’ailleurs la théorie du ou des complots ne démonte rien du discours dominant, et ne démontre rien d’alternatif, elle ne fait que réactiver l’angoisse. On risque aussi de faire passer la réponse apparente aux questions du coté de la dénonciation parfois violente et haineuse, mais parfois aussi allusive (26) d’ennemis imaginaires pris comme boucs émissaires (les puissants, les comploteurs). On remet en cause la capacité des régimes dits démocratiques à être autre chose que des poupées aux mains de vilains méchants… Les théories du « protocole des sages de sion » (par exemple) ont été remplacées par les mises en cause des medias, et l’affirmation des complots n’a même plus besoin d’être explicite dès lors que l’affirmation des failles dans les thèses officielles suffit à formuler des doutes plus ou moins radicaux (13). Le risque de décourager toute action collective (car devenue inutile vue l’inégalité des forces en présence) est aussi évoqué, (33) et le danger de « trop douter » car le doute poussé à son extrême interdit de comprendre, aboutissant à la « logique glissante du relativisme » (16). Il est aussi facile de comprendre que le « goût du caché a pour effet la délégitimation a priori du visible, du public, de l’officiel et de l’opinion commune » (26) et qu’il y là une menace pour la démocratie, par l’absence de confrontation d’idées et de délibération collective (11). Le risque de manipulation est important (voir aussi chapitre méthodes) : D’après certaines études, les personnes sensibles aux théories du complot sont prêtes à croire à des faits parfaitement contradictoires (exemple un peu limite, car la façon de questionner peut orienter la réponse) (10). Plus grave encore, des simples méthodes de présentation des faits peuvent assez simplement recréer des souvenirs en adjoignant au récit d’un fait réel et riche en émotions un fait totalement inventé (7). Ceci montre bien que le mélange faux-vrai est potentiellement toxique. Cela ressemble fort aux énumérations de faits peut-être vrais (certains sûrement) qui précèdent parfois les questionnements alternatifs.

Les méthodes « cognitives »

Ce qui sous-tend aux questionnements, est décrit soit comme : « 1/ rien n’arrive par accident ; 2/ tout ce qui arrive est le résultat d’intentions ou de volontés cachées ; 3/ rien n’est tel qu’il paraît être ; 4/ tout est lié ou connecté, mais de façon occulte » (13) soit comme « 1 – Nier la complexité du réel ; 2 – Etablir des corrélations factices ; 3 – Eliminer des vérités irréductibles à la vérité ; 4 – Etablir une structure mythique de l’histoire ; 5 – Identifier les signes du complot » (33). Les deux fonctionnent assez bien. Sur le plan plus pratique, les techniques suivantes sont souvent repérables : – Noyer le lecteur sous les données réelles et douteuses – Demander à l’opposant de prouver l’inverse (alors que les SQA, par nature, ne démontrent pas leur thèse, mais fonctionnent par questionnements itératifs) – Utiliser l’abduction (20), forme de raisonnement qui consiste à supprimer les solutions considérées comme improbables, et qui s’oppose à une logique d’exploration systématique ; on peut décrire cela de différentes manières :

  • Faire de faits réels la matrice d’une vision universelle des logiques à l’œuvre
  • Transformer des doutes (parfois justifiés) en une explication alternative
  • Expliquer les causes par les fins, les mécanismes par les intentions, et le reste par par « Is fecit, cui prodest ; Celui qui l’a fait, c’est celui qui en profite ».
  • Echafauder des hypothèses à partir d’indices et en faire une vérité
  • Faire d’une solution possible la meilleure et la seule possible, en oubliant les autres

Il ne s’agit pas d’un mode de raisonnement irrationnel par nature, mais, poussé à l’extreme et associé à la non-réfutabilité, il aboutit à un discours fermé (23) (article payant), alors qu’il devrait seulement permettre de générer des hypothèses.

– Rajouter de nouvelles hypothèses pour rendre compte de faits inexpliquables – S’appuyer sur d’autres théories du même type (6) – Réclamer à cor et à cri un débat, pour ensuite utiliser la tenue de ce débat comme preuve de la pertinence de la question posée (23) (article payant) – Ne pas demander de croire, mais seulement de réfléchir n’est pas aussi innocent que cela. Cela peut correspondre à une technique de type « mieux-que-rien » ou « porte-au-nez » visant à augmenter l’adhésion dans la classification du petit traité de manipulation à usage des honnêtes gens (Joule & Beauvois, 34). – Le « vous-êtes-libre-de » vise à donner l’illusion de liberté dans ce contexte très particulier, et facilite aussi l’adhésion. – Rendre les théories non contestables : annoncer par avance que toute tentative pour en démontrer la nullité renforce la théorie ; déconsidérer à l’avance toute autre source d’information, «comme si le doute ne pouvait jamais s’arrêter, comme s’il devenait une foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédictions du gourou». (20; article payant)

Le(s) media(s)

Vu le peu d’influence des QA dans les medias traditionnels (16), le media le plus facilitateur est internet (6), et son absence de barrière d’entrée (3), en particulier YouTube et les forums de discussion (20) (article payant). Les forums permettent de se rencontrer, d’affirmer et confronter ses croyances/questions à celles d’un groupe, et de trouver sa place. Les sites étant cités par les moteurs de recherche, l’internaute a l’impression que l’opinion est majoritaire, voir validée (9). Sur les forums, très divers semble-t-il (8), la diffusion se fait par des « initiatives personnelles » sans nécessairement d’organisation « qui postent des infos dans les forums ne traitant pas su sujet et ou le public n’est pas sensibilisé ». Le maniement des thèses « alternatives » se répand sur le net non plus seulement par leurs groupes initiateurs, mais aussi par de simples propagateurs (14) On peut aisément comprendre que tout progrès d’audience soit utile, et que la prime à la motivation (16) joue à plein. De façon intéressante, on retrouve comme un principe que l’internaute est invité à exercer son jugement critique pour se forger une opinion sur la thèse qu’on lui propose. On ne lui demande plus, comme le faisaient les brochures conspirationnistes anciennes, d’adhérer à l’autorité de l’auteur entendant démontrer l’existence d’un complot. L’internaute devient juge, juré, invité à se former sa propre opinion à partir de la masse d’informations qui lui sont offertes par les parties en présence (32, Théories du complot, on nous cache tout, on nous dit rien par Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS, Chap 7, FIRST Ed, Paru le : 05/06/2014). Le faire au sein d’un groupe peut permettre un effet de gel optimal (39). Les commentaires soutenant ces théories sont plus fréquemment en opposition à la théorie adverse qu’en soutien de sa propre théorie, contrairement aux commentaires conventionnels (35). Pour se détendre un peu, lire comment faire pour imposer la théorie du complot des bergers allemands (36).

Quelles confusions ?

L’accusation de « complotisme » est utilisée par les puissants pour esquiver rapidement les questions embarassantes (22; article payant), suggérer des fausses pistes, masquer une incompétence, souder autour du leader, ce qui rend un positionnement encore plus difficile. Mais ce n’est pas pour ça que les SQA et théories dites complotistes n’existent pas. Je passe sur leurs liens politiques les plus fréquemment affichés car la reprise d’une question par un parti ne signifie pas nécessairement que cette question soit infondée. A contrario, il y a actuellement une tendance au grand mélange qui semble montrer que certains extrêmes se retrouvent dans la référence et le recours aux théories du complot, (19; article payant). Seuls ces extrêmes sentent cette porosité, et la fin de la distinction droite-gauche ne semble heureusement pas si prégnante que cela dans le « grand public » (37). Certains questionneurs alternatifs changent allègrement de crèmerie (24), et l’impression est à présent celle d’un « métaconspirationnisme » (17). Les Etats-Unis ont rejoint les multiples autres organisations accusées d’avoir fomenté le Grand Complot, alors qu’objectivement, c’est l’Europe qui est sur-représentée dans les 500 multinationales et 11 forums socio-économiques libéraux (22 ; article payant). Les petits dénoncent les complots des grands et les grands ceux d’en bas… (25) Alors, si les extrêmes ont le même discours et les mêmes armes rhétoriques, et vu que les théories officielles ne sont pas non plus exemptes de biais cognitifs, comment se positionner ?

Conclusion

La seule voie possible pour laisser les SQA a leur juste influence, est de travailler sur les récepteurs : nous. A mon sens, un des premiers éléments à considérer est le projet et les propositions. Se poser la question «  quel est le projet derrière les SQA ? » (celà vaut pour toute position à considérer, d’ailleurs, il me semble). Cela veut dire qu’il est important de se fabriquer ses propres valeurs et convictions politiques (au sens noble du terme : s’occuper de la cité ; que veut-on construire comme société ?), quelles qu’elles soient, afin de ne pas se laisser emporter sans savoir où on est, et au mieux ou on va. Rien n’est binaire, il faut sans doute asseoir ses doutes sur de solides certitudes, quitte à elles aussi les remettre en cause de façon argumentée, point par point, le moment venu. Respecter la pensée critique et les idées, dont les fleurons sont la presse libre et pluraliste et, à un autre niveau, l’histoire, la philosophie, et les SHS (et leurs limites respectives). Même savoir avec qui on ne veut pas être assimilé/confondu peut suffire à commencer le tri… Se fabriquer ses sources : chercher les preuves avancées, et le projet sous-jacent, faire confiance aux enquêtes contradictoires (judiciaire, journalistique, judiciaire, parlementaire). Enfin et peut-être surtout, ne pas négliger l’effet de la « connivence tacite de nos médiocrités individuelles » (4) à savoir le rôle joué, dans les groupes humains, par la bêtise, la lâcheté, la pusillanimité, le conformisme, la jalousie, l’orgueil, l’envie, l’incurie, et j’en passe sûrement. Heureusement, la constitution de groupes de réflexion et de travail, comme ce forum par exemple, peut participer à lutter contre cela… Les paysages mentaux doivent être entretenus (25).

Références

  1. http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/250713/tous-les-cliches-du-complotisme
  2. http://ecopsycho.gretha.u-bordeaux4.fr/spip.php?article41
  3. http://ethique-tic.fr/2011/11-septembre/index.php?page=revue-de-presse
  4. http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/hygiene-du-complotisme-142557
  5. http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/02/02/ben-laden-et-lady-di-sont-morts-vivants/
  6. http://www.leblogducommunicant2-0.com/humeur/conspirationnisme-theorie-du-complot-les-entretiens-du-sig-font-le-point/
  7. http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/08/comment-creer-faux-souvenirs-chez-amis-257570
  8. http://rue89.nouvelobs.com/desintox-11-septembre-2001/2009/02/03/les-complotistes-tissent-leur-toile-22-la-methode-reopen911, et ses commentaires…
  9. http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-siege-de-charlie-hebdo/theories-du-complot-5-facons-d-apprendre-aux-eleves-a-faire-le-tri-sur-internet_801291.html
  10. http://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/features/truth-and-lies-conspiracy-theories-are-running-rampant-thanks-to-modern-technology-6260128.html
  11. http://www.humanite.fr/les-impostures-du-reseau-voltaire-et-des-theories-du-complot-565618
  12. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/22/01016-20150122ARTFIG00046-emmanuel-taieb-la-theorie-du-complot-est-l-arme-politique-du-faible.php
  13. http://www.lepoint.fr/societe/taguieff-decode-la-theorie-du-complot-15-12-2011-1408474_23.php
  14. http://www.levif.be/actualite/belgique/les-theories-du-complot-sont-impossibles-a-stopper/article-normal-364921.html
  15. http://www.liberation.fr/societe/2015/01/20/les-rouages-de-la-machine-complotiste_1185015
  16. http://www.slate.fr/story/97387/charlie-hebdo-theories-du-complot-confiance
  17. http://www.telerama.fr/medias/internet-nid-du-complot-la-toile-rongee-par-les-mythes,100861.php
  18. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/21/le-fbi-a-pousse-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats_4460774_3222.html
  19. http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/180712/enquete-sur-les-theories-du-complot-14-letat-et-les-autres?page_article=4;
  20. http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/180712/enquete-sur-les-theories-du-complot-24-lobscur-et-le-net?page_article=3;
  21. http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/190712/enquete-sur-les-theories-du-complot-34-les-ressorts-de-ladhesion;
  22. http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/190712/enquete-sur-les-theories-du-complot-44-paranoia-et-armes-politiques?page_article=4
  23. http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/200812/enquete-sur-les-theories-du-complot-en-reponse-aux-commentaires
  24. http://www.alternativelibertaire.org/?Dossier-Conspirationnisme-La-bande
  25. http://www.conspiracywatch.info/Theories-du-complot-11-questions-a-Pierre-Andre-Taguieff-3-4_a1099.html
  26. http://www.conspiracywatch.info/Repolitiser-la-parole-complotiste_a1125.html
  27. http://counterpoint.uk.com/wp-content/uploads/2013/05/Conspiracy-Theories-in-France-interim-report-3rd-May.pdf
  28. http://www.konbini.com/fr/tendances-2/entretien-guillaume-site-hoaxbuster/
  1. http://www.psypag.co.uk/wp-content/uploads/2013/09/Issue-88.pdf
  2. http://onlinelibrary.wiley.com/store/10.1002/acp.2995/asset/acp2995.pdf?v=1&t=i686olex&s=6fa3f5ac67a9c55deb694c9cc36cfcbab76847ef
  3. https://kar.kent.ac.uk/36252/1/Wood%20and%20Douglas%202013%20Frontiers.pdf
  4. Théories du complot, on nous cache tout, on nous dit rien par Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS, Chap 7, FIRST Ed, Paru le : 05/06/2014
  5. http://www.conspiracywatch.info/Les-cinq-regles-de-la-rhetorique-conspirationniste_a1123.html
  6. http://www.stephanehaefliger.com/campus/biblio/017/17_04.pdf
  7. http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fpsyg.2013.00409/full
  8. http://1libertaire.free.fr/BergersAllemands.html
  9. http://www.atlantico.fr/decryptage/realistes-droite-collectifs-gauche-europeens-au-centre-radiographie-valeurs-france-politique-aujourd-hui-sondage-csa-eric-branca-1838534.html
  10. http://www.slate.fr/story/98229/saddam-hussein-armes-de-destruction-massive
  11. http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/petit-traite-de-manipulation-a-lusage-des-honnetes-gens/

Je pense que toutes les références ne sont pas citées… Shame on me.. Et sinon voici les noms d’oiseaux que j’ai voulu isoler du corps du billet, tout comme les références politiques : les autres termes employés au sujet de ces sites sont : programme de recherche dégénéré, aveuglant et trompant, plantes vénéneuses, délirants, paranoïaques (voir délire paranoïaque) avec qui il est vain de discuter, démonologie, théologie en négatif (création d’un Dieu maléfique de substitution), le socialisme des imbéciles, asile de l’ignorance… torrents de délire… bref…

Veille sur la suite :

Une note du think tank « Fondation Jean Jaurès » (4/3/2015).

Penser la vague complotiste contemporaine (3/5/2015).

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