Polémique avec intérêt

Posted on 11 juin 2011

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La longue polémique dite des « quotas à la FFF » a donné lieu sur Mediapart à de nombreux articles et commentaires. J’en ai tiré ce que je considérai être le meilleur. Rien par les journalistes de Mediapart, donc…

 La notion de racisme est un fourre-tout globalisant qui occulte la complexité des rapports aux autres. Dotée d’une forte composante moralisatrice et culpabilisante, elle autorise, voire de plus en plus incite, à juger comme relevant du délit des comportements « négatifs » banaux (critique, méfiance, désaccords…) lors des interactions humaines, de la part de gens « dominants » à l’égard de gens supposés (ou pas) « dominés ». Mais… certains comportements,  faussement positifs (argh) et bien propres sur eux, relèvent d’une attitude paternaliste et condescendante,  dans le fond très infériorisante. Et certains commentaires laudatifs et hyper-protecteurs à l’égard des dominés frappent par leur caractère pléthorique. Et ils ont pour  résultat (ou pour fonction?) de censurer et de clôturer  maintes questions, au prétexte qu’elles pourraient peiner ou stigmatiser des dominés. 03/05/2011 18:41 Par Art Monica  

C’est ainsi que l’on a pu démontrer que certains blancs sont plus disposés à aider les noirs que…les blancs, car leur racisme leur impose de croire que si les blancs sont dans la difficulté c’est de leur faute, puisqu’ils sont censés être meilleurs que les noirs, alors qu’il est « naturel » que ces derniers ne s’en sortent pas puisqu’ils sont moins doués que les blancs. Plus généralement, le racisme est à géométrie variable selon qu’il peut ou non offrir une explication légitime aux frustrations de la vie. Il en découle un constat très simple. C’est que si l’on ne s’attaque pas à ces frustrations mais au seul racisme qui en découle, on produit exactement l’effet inverse que celui qui est recherché.03/05/2011 16:40 Par akayoshii 

Il va falloir maintenant faire autant attention aux non-dits que l’on dit quand on dit quelque chose tout en faisant attention quand on ne dit rien à ne pas dire quelque chose. 02/05/2011 16:22Par  Alain Godefroy 
 
Un antiraciste est un raciste qui fait des efforts intellectuels pour dépasser son racisme. (03/05/2011 14:17 Par  ?

 Au nom de la lutte antiraciste, certaines personnes refusent l’idée que les membres de groupes « raciaux » puissent avoir certaines caractéristiques bio-physiologiques. Or cela n’a rien de péjoratif, dés lors que l’on n’établit pas de hiérarchie et que l’on ne fait pas dépendre l’existence  sociale des êtres de  ces caractéristiques. Il en est de même pour la différence de genres. L’humanité a une unité mais elle se décline suivant une palette de couleurs, de tailles…On peut également poser que ces caractéristiques  de groupes ne sont pas des éléments biologiques fixes, mais qu’elles sont issues  d’une lente évolution dans le contexte historico-géographico-écologico…de vie des êtres. Et ajouter enfin que si on établit pour un groupe donné une moyenne et des écarts-types, on ne dit pas pour autant que tous les membres du groupe sont pareils. 03/05/2011 16:45Par Art Monica

Non, en fait, en enregistrant par Résonnance Magnétique Nucléaire (système permettant, entre autre de voir « vibrer » les molécules d’eau y compris lorsqu’il y consommation d’oxygène pour être transformée en CO2 et H2O par un travail cellulaire) les activités corticales d’une personne qui effectue une action précise, on détermine une carte d’activité des zones du cortex. Par exemple, lorsqu’on parle, une aire dénommée aire de Broca (du nom du médecin qui l’a découvert) est très active. Lorsqu’on demande à la même personne de regarder quelqu’un parler, la même aire présente la même activité en plus du cortex frontal qui sert à « intégrer » l’information. En d’autres termes regarder quelqu’un qui parle revient, pour le cerveau, a faire comme si c’était moi qui parlait… une simulation en quelque sorte du réel. Plus intéressant, lorsque je m’apprète à effectuer une action volontaire, avant toute mobilisation, le cortex frontal s’active (je pense à l’action) avec  une autre zone : le système limbique qui est « le siège de nos émotions et de la mémorisation » et, si elle existe, « ressort une séquence compatible avec l’action prévue » puis effectue l’action. En fait les neurones miroir semble prendre la place dans la première étape (je pense). Cela signifie que tout échange, dialogue, ou même simple observation met en branle ces neurones miroir. Ainsi faire lire des opinions trancheés, même à celui qui les réfute, implique une mémorisation et une action des neurones miroir pour que finalement l’autre s’approprie cette opinion. C’est empiriquement ce que M Le Lay ex patron de TF1 disait en parlant de « temps de cerveau disponible » 05/05/2011 17:38 Par Hylla de Cemanis

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