L’industrie musicale descend de son piedestal

Posted on 2 novembre 2007

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J’ai déjà parlé ici, et parfois ailleurs des nouvelles expressions artistiques à trouver par les artistes eux-mêmes. J’avais ça en tête grâce à un groupe allemand Einstuerzende Neubauten, pas très fameux, certes, mais qui dès 2002 a su inventer l’art « subventionné » par les amateurs. Pré-vendre un album à ses fans ? Ou une performance, à vérifier. Il me semble qu’ E.N. est en effet plus qu’un « simple » groupe de rock.

Récemment, le groupe Radiohead a mis en ligne son dernier album, « In rainbows » et l’a vendu pour… le prix qu’on voulait, c’est-à-dire pour rien éventuellement ! Selon les premières news, le groupe aurait vendu 1,2 millions de disques, la somme moyenne dépensée pour l’album étant estimée de 8 $ (soit 10 millions de dollars en une semaine !). Les avantages : il semblerait qu’un artiste touche environ 1 à 2 $ sur chaque album vendu… classiquement… Les inconvénients : le prix du disque en boite (avec un 2° CD quand même, une version vinyle, des artworks, bref, du pas-tout-téléchargeable) : 40 £, soit 57 € ; le groupe doit avancer (?) le prix du studio d’enregistrement et publicité, même si le buzz (dont certains liens ornent ce texte) fait beaucoup, sans doute, pour ce genre de cause. La condition : être déjà connu et pour certains déjà promu par une maison de disques (?) Il semble que le jeu en vaille la chandelle. Même si les maisons de disques ne vont surement pas tarder à réagir, par la créativité peut-être, mais aussi par les libellés des contrats qui prévoiront sans doute rapidement ce cas de figure…

Peu avant, Prince avait fait distribuer gratuitement en Angleterre son dernier album « Planet Earth » dans le Daily Mail. Ses 21 concerts à Londres ont tous affichés complet…

Et si ce sont les dessins qui vous plaisent, allez donc voir ce jeu des différences, qui est aussi un moyen de s’exposer, qui, un jour, rapportera peut-être gros.

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